photo_graphique croissance PublicDomainPicturesFrançois Hollande peut enfin souffler avec les nouvelles reprises de la croissance. L’Insee avait annoncé que la croissance avait eu un rebondissement de 0,6 % durant le premier trimestre de l’année après une longue stagnation au cours du dernier trimestre de 2014. Compressée sous la chute des prix du pétrole, puis celle de l’euro ainsi que les taux d’intérêt, l’accélération est impressionnante et dépasse même les estimations de l’Insee.

« On est surpris à la hausse, ça n’arrive pas très souvent » explique Axelle Lacan, un économiste pour le Crédit Agricole. Même en cas de stagnation sur le reste de l’année, l’acquis de croissance est déjà de 0,7 %.
Avec la baisse d’énergie, qui devrait leur rendre 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat, les ménages ont « davantage consommé » avec +0,8 %. Le rebondissement serait dû à une amélioration des dépenses d’énergie, à cause de température de saison « après un quatrième trimestre particulièrement doux », ce qui veut dire que cette accélération pourrait être « passagère ».
La production des biens et de services a rejoint le mouvement de la consommation, avec une progression de 0,7 % après une stagnation vers la fin de 2015. De plus, l’industrie a trouvé un important dynamisme et ceux grâce aux matériels de transport. En d’autres termes, les entreprises ont pu faire des stocks, favorisant positivement à la croissance surtout dans le matériel de transport. Cela signifie qu’elles « anticipent une hausse de la demande future » a annoncé Axelle Lacan.
Éric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) pense que « Cela montre que le problème de la France n’est pas un problème d’offre, il y a un problème de demande » à l’Agence France-Presse.

Crédit photo: PublicDomainPictures