La dépénalisation du cannabis fait peut-être débat dans la société, mais pas pour le gouvernement à l’heure actuelle. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a affirmé que du côté du gouvernement, il n’y avait “aucune piste ni de travail, ni de réflexion” sur la question.

Cette mise au point vient en réaction de la déclaration du secrétaire d’état aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, qui a précisé que “le Parti socialiste ouvre un débat sur la fin de la prohibition” du cannabis. “La situation actuelle ne marche pas et on doit bouger“, a-t-il déclaré lundi à BFMTV, après en avoir parlé devant le conseil national du PS durant le week-end.

Depuis quelque temps, l’idée est reprise par différentes personnes, comme le pneumologue et tabacologue Bertrand Dautzenberg, qui s’est prononcé jeudi en faveur d’une dépénalisation encadrée du cannabis, arguant que “dans les pays développés, il est frappant d’observer que plus la législation est répressive, plus la consommation est importante“. Il s’agit de prendre en compte le fait, que malgré un arsenal répressif important, la France reste un des pays industrialisés où la consommation de cannabis est la plus courante. Un adolescent de 17 ans sur deux, ayant déjà expérimenté, et près d’un sur dix fume régulièrement des joints, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies. D’autres pays ont passé le cap, on peut citer trois États américains comme le Colorado, Washington et l’Oregon, qui ont accepté la légalisation, bientôt rejoints par l’Alaska et peut-être par la Californie. En Uruguay, la vente libre est mise en place, et des débats en ce sens sont en cours au Mexique, en Australie et en Afrique du Sud.

Cependant, pour l’ensemble du gouvernement, et de nombreux élus socialistes comme la sénatrice Samia Ghali, maire des 15e et 16e arrondissement de Marseille, qui déclare dans un communiqué, « je ne serai pas de ceux qui dépénalisent une drogue par impuissance, par manque de solution face aux trafics,  il n’y a pas de dépénalisation du cannabis en vue, ceci a été confirmé par Najat Vallaud-Belkacem.

Crédit photo : Alain Bachelier