Uber_ride_Bogota_(10277864666)_photo_Alexander TorrenegraLe gouvernement avait annoncé qu’il aurait un renforcement des contrôles de chauffeurs d’UberPop, mais serait-il capable de bloquer l’application Uber comme ce que demandent les syndicats de taxis?
En plein cœur d’une journée de grève des taxis, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré ce jeudi 25 juin qu’il va demander « au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l’activité d’UberPop ». UberPop est un service permettant à des particuliers d’être chauffeur en employant sa propre voiture. Cette activité est considérée comme illégale en France depuis le 1er janvier avec l’entrée de la loi Thévenoud qui gère l’exercice du métier de chauffeur. Cependant, Uber qui est un autre service proposé la même entreprise recrute des chauffeurs professionnels et salariés, donc il n’y a rien d’illégal.
Les syndicats des taxis veulent plus. Ils exigent le blocage de l’application. Mais est-ce que l’État peut le faire? Un porte-parole du ministère de l’Intérieur que oui le 15 décembre dernier, en expliquant qu’elle serait interdite à brève échéance. La préfecture du Nord avait publié un arrêté qui interdit l’activité d’Uberpop en mai pour une durée de 4 mois. Mais pas l’application, car cela n’est pas du ressort de la préfecture, comme l’avait annoncé Bernard Cazeneuve le jeudi 25 juin dernier que pour cela, il faut , « une décision de justice ».
Pour que l’application soit bloquée, il faut réussir à avoir son retrait des magasins en ligne, dont ceux de Google et d’Apple qui sont juridiquement responsables du contenu de leurs boutiques. Le sujet a déjà été évoqué en 2011 concernant l’application juive ou pas qui avait proposé des listes de personnalités et de demander aux utilisateurs de deviner si elles sont juives ou non, un classement qui a été considéré comme illégale.