Dans sa dernière édition, le Canard enchaîné affirmait que François Hollande s’apprêtait à renoncer à l’un de ses engagements de campagne, le droit de vote des étrangers aux élections locales. « C’est une réforme constitutionnelle, et pour l’instant, nous ne disposons pas d’une majorité des trois cinquièmes pour la faire adopter » jugeait le président de la république.

Cette révélation a provoqué l’incompréhension de députés socialistes qui, dans une tribune publiée dans le Monde, exhortent le président Hollande a tenir son engagement de campagne. Ce texte a, pour l’instant, été signé par 75 députés.

Mais la revendication des députés PS n’a pas fait broncher l’exécutif. Dans le Monde, Manuel Valls estime que le droit de vote des étrangers hors UE n’est pas la priorité du moment. « Est-ce que c’est aujourd’hui une revendication forte dans la société française ? Un élément puissant d’intégration ? Non. Ça n’a pas la même portée qu’il y a trente ans. Aujourd’hui, le défi de la société française est celui de l’intégration » juge-t-il.