Le père Krysztof Olaf Charamsa, 43 ans, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a révélé samedi 3 octobre êtreVatican_photo d'Andrea Heribanova homosexuel, et avoir un compagnon. Révélation, qui évidemment fait des vagues au sein de l’épiscopat. Le père Charamsa assume, il veut pousser l’institution ecclésiale à évoluer sur cette question. Le Vatican n’a pas vraiment apprécié, jugeant ce coming out de “très grave et irresponsable “.

Il faut dire qu’à deux jours de l’ouverture à Rome du synode de l’Église catholique sur la famille, la question de l’homosexualité  semblait avoir tendance à passer au second plan. Plus étonnant, le père Charamsa fait partie de la Congrégation pour la doctrine de la foi, depuis 12 ans. Une congrégation précisément chargée de veiller au bon respect du dogme catholique. Il explique “Je sais que l’Église me verra comme quelqu’un qui n’a pas su remplir son devoir de chasteté, qui s’est perdu et qui plus est, non pas avec une femme mais avec un homme ! “, dit-il. “Je le fais pour moi, pour ma communauté, pour l’Église “. Le prélat va plus loin en affirmant même “le clergé est largement homosexuel et aussi, malheureusement, homophobe jusqu’à la paranoïa car paralysé par le manque d’acceptation pour sa propre orientation sexuelle”.

Le Vatican a immédiatement réagi. Elle a suspendu le prêtre de ses fonctions et précise qu’il pourra difficilement conserver son statut de prêtre après avoir reconnu vivre en couple avec son partenaire. La doctrine considère les actes homosexuels comme  “intrinsèquement désordonnés” et prône l’abstinence aux gays. Elle refuse toujours le mariage entre personnes de même sexe.

Ces derniers jours, le pape François a semblé pourtant émettre un avis contrasté en déclarant “Si une personne est homosexuelle et cherche vraiment le Seigneur, qui suis-je pour la juger”.

Crédit photo : Andrea Heribanova