Plusieurs pays africains ont d’ores et déjà reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen alors que les combats continuent près de la résidence d’un Kadhafi introuvable.

Ces derniers jours, une dizaine de pays africains ont reconnu le CNT, organe politique de la rébellion en Libye, comme le représentant légitime du peuple. Parmi ces derniers, l’Éthiopie a sauté le pas mercredi 24 août. Mieux, l’Éthiopie et le Nigéria ont appelé l’Union africaine et ses membres à reconnaître le CNT comme ils l’ont fait pour les nouveaux régimes tunisien et égyptien.

Par ailleurs, des chefs d’États africains traditionnellement proches du guide suprême lui ont tourné le dos, à l’image du président tchadien Idriss Deby ou du président burkinabé Blaise Compaoré.

Mais d’autres pays continuent de considérer l’ancien régime comme leur interlocuteur. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui continue de prêcher pour la formation d’un gouvernement d’union nationale en Libye.

Vendredi 26 août la question de la reconnaissance du CNT sera à l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine tandis que la France et la Grande Bretagne prévoient une grande conférence internationale sur l’après Kadhafi le 1er septembre.

À la suite des révolutions tunisiennes et égyptiennes, un soulèvement populaire en Libye a conduit à la guerre civile avec le pouvoir en place. Avec la prise de Tripoli fin août 2011 par les rebelles, la fin de l’ère Kadhafi semble assurée.