Une nouvelle étude a été publiée par la fédération des fabricants de produits d’automédication. Elle démontre, que le nombre de Français se soignant régulièrement par eux-mêmes reste stable. Il se situe à un taux de 78 % de la population. De fait, l’importance d’avoir une meilleure information sur les produits en vente sans prescription, apparaît toujours plus forte.

Une pratique qui gagne du terrain

L’automédication, est une pratique qui reste toujours d’actualités en France. Il s’agit d’utiliser des médicaments ayant une autorisation de mise en vente sur le marché, mais qui se passent d’ordonnance pour l’utilisation. Cette pratique gagne du terrain. Les Français sont 22 % à prévoir de recourir davantage à l’automédication, alors que 9 % pensent en réduire l’usage, selon l’enquête. En attendant, elle concerne plus les femmes avec 85 % de pratiquantes que des hommes avec 75 %. Elle suit aussi le rythme des saisons et des tracas de santé qu’elles entraînent. Ainsi, le recours à l’automédication grimpe à 79 % en hiver, puis revient à 40 % au printemps et 49 % l’été.
L’utilisation de l’automédication en France se révèle très ciblée sur certaines pathologies. Elle concerne principalement, le rhume et l’état grippal, les maux de tête et les maux de gorge (41 %). Dans de nombreux cas, l’automédication consiste à prendre des médicaments issus d’une ancienne prescription.

Un besoin d’informations sur les produits d’automédication

Du coup, plutôt que de se lancer une nouvelle fois dans le “débat pour ou contre”, la tendance serait plutôt à la diffusion et à l’information concernant les bonnes pratiques. Par exemple, mettre en garde sur le bon usage, au bon moment et sur les bonnes personnes, des médicaments prescrits antérieurement par un docteur. De plus, la demande est forte pour avoir accès facilement à plus d’informations. Il s’agit de remplacer le “conseil d’ami” par un site officiel sur les produits d’automédication par exemple, ou des fiches conseils sur les pathologies.

Pour éviter des cas dramatiques, quelques règles doivent rester présentes dans tous les esprits. D’une part, il faut éliminer un certain nombre de situations à risques, comme les nourrissons, les mamans qui allaitent, les femmes enceintes, ou les patients qui sont polymédicamentés. Il ne faut pas sous-estimer le rôle du pharmacien. Celui-ci, peut vous donner des compléments d’information en plus de la notice de chaque médicament. Bien sûr, celle-ci doit être lue avec attention.

Enfin, être capable de rapidement accepter les limites de la pratique et se décider à consulter “si les symptômes persistent”. Au-delà de 3 jours, si cela ne va pas mieux, il ne faut pas insister.

Crédit photo : Patrick Vandecasteele