afriquePendant de nombreuses années on évoquait l’Afrique sur le « sentier de la dépendance ». Entre les héritages de la colonisation et leurs importantes matières premières, les pays africains se sont rapidement trouvés en situation de commercer avec des Etats pas toujours très scrupuleux sur les règles du commerce international. Aujourd’hui avec le sommet  de l’Union Africaine et la coopération régionale, la banque africaine et ses projets d’investissement, et la mobilisation de société civile (Yunus, Martti Ahtisaari et Mohamed El Baradei, Jean-Yves Ollivier…), l’Afrique a son destin entre ces mains… 

Un continent au sommet pour l’Union Africaine

Le 30 et le 31 janvier, les chefs d’Etats du continent se sont rassemblés pour évoquer les plus importants problèmes de la  région. Parmi ceux-ci, les conflits armés en Centrafrique et au Soudan mais aussi l’agriculture et la sécurité alimentaire. Réunie à Addis-Abeba, l’Union Africaine a souhaité trouver des « solutions urgentes », car « la situation de ces deux pays aura des implications sérieuses pour la paix et la sécurité dans la région et l’ensemble du continent »Malgré ces bonnes intentions, le ministre éthiopien des affaires étrangères, Tedros Adhanom Ghebreyesus souligne que « certains Etats de la région veulent aussi conserver leur marge de manœuvre sur place », ce qui nuit à l’avancée des travaux.

Une nouvelle puissance économique

De son côté la Banque Africaine de Développement (BAD) a annoncé son intention d’investir des milliards de francs CFA dans des projets d’infrastructures pour renforcer le dynamisme de la zone. Il y a quelques jours le Fond Monétaire international annonçait que l’Afrique connaitrait une croissance de 6% ces deux prochaines années. Il est donc capital que les structures financières accompagnent l’économie. D’après les déclarations de l’institution, le Programme pour le Développement des Investissements en Afrique (PIDA) se concentrera sur l’énergie, l’eau, le transport et les Technologies de l’information et de la communication (TIC) afin de transformer le continent par la modernisation de ses infrastructures.

Un continent rassemblé autour de ses leaders spirituels

Les pouvoirs politiques et économiques se réunissent donc pour œuvrer de concert au développement du continent mais en parallèle, des acteurs issus de la soiciété civile font entendre leur voix. Après les difficiles élections au Mali et les conflits larvés en Afrique du Nord, la paix reste la première priorité de la population. C’est pourquoi les troix prix Nobel ont souhaité répondre à l’appel de Jean-Yves Ollivier. Dans une tribune au Nouvel Obs, l’ancien émissaire de Jacques Chirac nous explique : « j’ai pu constater que les Africains étaient, en réalité, les meilleurs maîtres de leur destin. C’est ce qui explique que, le 11 février 2014, en compagnie des prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, Martti Ahtisaari et Mohamed El Baradei” une réunion sera organisée pour rendre un hommage mérité à l’histoire africaine ».