Kremlin_photoNVOSi un pays fait l’actualité chaque semaine c’est bien la Russie. Entre les JO de Sotchi, la libération de prisonniers politiques, des attentats meurtriers à Volgograd ou encore le soutien indéfectible à la Syrie de Bachar al-Assad, la politique de Moscou ne laisse personne indifférent et dessine des avis très tranchés.

Si depuis deux jours la Russie est perçue comme la victime d’un terrorisme aveugle né dans la poudrière du Caucase, le pays ne bénéficie généralement pas d’une bonne image auprès des opinions publiques occidentales. Il faut dire que les raisons de s’indigner de la politique menée par Vladimir Poutine sont nombreuses et soulignent le manque d’espace démocratique en Russie.

Alors que les premiers mois de l’année 2013 ont été marqués par la loi contre la « propagande homosexuelle auprès des mineurs » et, à l’international, par le soutien ferme au régime de Bachar al-Assad, la Russie a connu une riche actualité ces dernières semaines, et pas forcément dans le sens des droits de l’homme.

En effet, non content de soutenir le pouvoir autoritaire en Syrie, Poutine fait tout pour recréer un espace soviétique perdu avec la fin de la guerre froide. Les pressions économiques et politiques sont grandes sur les voisins de la Russie qui n’ont pas encore eu la chance d’intégrer l’Union européenne. Les menaces sur l’économie ukrainienne ont obligé le président Viktor Ianoukovitch à ne pas signer un accord de libre-échange avec l’Union européenne. Les mêmes pressions ont été exercées sur l’Arménie et nul doute que le Caucase demeure une épine dans le pied du président russe. La Géorgie ne se laisse pas faire alors que les républiques autonomes de Russie sont de plus en plus sous tension. Le risque est grand de voir une répression sanglante, loin des caméras à la suite des attentats de Volgograd. La Russie a-t-elle dépassé les limites ?