photo_écolier PublicDomainPicturesBeaucoup de personnalités politiques et intellectuelles se sont acharnées durant ces derniers jours sur la réforme du collège. Cette semaine, ce sont les enseignants qui ont émis leur opposition concernant le projet du ministère de l’Education.

Une intersyndicale constituée d’organisations qui d’habitude s’opposent à la grève demande aux professeurs de descendre dans la rue. À Paris, le défilé commencera à partir de Luxembourg.

Ainsi, le Snes-FSU composé majoritairement dans l’enseignement secondaire, le Snep-FSU, le Snalc, FO, la CGT et Sud sont côte à côte. Ils constituent près de 80 % des votes des enseignants du collège pendant les élections professionnelles de décembre, où 40 % des professeurs avaient participé.

Snalc, FO, la CGT et Sud demandent le retrait de la réforme, mais Snes veut reprendre les discussions.

Mais la ministre a affirmé à plusieurs reprises que « la réforme du collège a été approuvée à 51voir pour par le conseil supérieur de l’éducation en avril » et de ce fait, elle sera applicable à partir de l’entrée 2016.

Malgré cela, elle a demandé au conseil supérieur des programmes de « rendre plus lisibles les articulations des cours de français avec les langues et cultures de l’Antiquité » pour rassurer les professeurs de lettres classiques qui étaient contre la suppression des options grec/latin.

La ministre Vallaud-Belkacem a affirmé que la réforme est impérative à cause de la chute des résultats moyens en fin de collège constaté par les études internationales. Il y a un important écart entre les bons élèves et les moins bons et l’origine sociale se base sur la scolarité des Français.

Le projet envisage la suppression des options grec/latin, mais également les classes bilingues. À la place, le projet prévoit l’initiation aux langues et cultures de l’Antiquité, mais également deux langues étrangères, et ce, à partir de la cinquième pour les collégiens.

Le débat des politiques et intellectuels s’est surtout concentré sur ces deux points. Les opposants le considèrent comme un « nivellement par le pas ». Sauf que les syndicats pro ou anti réformés estiment que les mesures clés même moins médiatiques, constituent l’autonomie accrue des établissements et les enseignements interdisciplinaires.

Tous les établissements pourront décider de l’utilisation de 20 % de son emploi du temps pour le travail en groupe l’accompagnement personnalisé pour tous les nouveaux et les anciens enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). « Une autonomie non pas pour les enseignants, mais pour le chef d’établissement » déclare Frédérique Rolet, co-secrétaire général du SNes.