St_johannis_fire_goettingenDeux hommes ont été soupçonnés d’avoir déclenché les deux incendies en Gironde. Ils ont été interpellés et mis en examen, mardi dernier. Le psychiatre Pierre Lamothe, un expert auprès de la Cour de cassation nous aide à comprendre ce qui motive les pyromanes.

Des incendies ont ravagé La Gironde ces dernières semaines, mais à ce qu’il paraît, ils ne sont pas toujours d’origine naturelle. Deux hommes ont été interpellés, suspectés d’avoir déclenché un feu de forêt à Gaillan-en-Médoc, le 17 juillet dernier, puis à Naujac-sur-Mer, le 25 juillet. Les deux hommes sont en détention provisoire le 28 juillet dernier. La gendarmerie avait affirmé que les deux hommes ont reconnu être les auteurs de ces incendies et auraient également déclenché d’autres feux dans la région.

Ces deux hommes sont-ils des pyromanes? La pyromanie est-elle maladie? Pierre Lamothe nous répond.

En général, la majorité des pyromanes sont des hommes qui adorent les flammes. Cependant, la pyromanie ne peut pas être considérée comme ne maladie mentale, mais plutôt une perversion. La personne victime a tendance à vivre cachée et ne revendique pas ses actes. Elle apprécie en cachette la joie que lui procure l’incendie qu’elle a déclenché. Les pyromanes sont fascinés par les incendies diffusés par les médias.

Le pyromane gagne en lui une importante frustration et a du mal à communiqué avec les autres. La frustration peut avoir de multiples sources comme la sexualité par exemple. Déclencher un incendie est pour lui, un moyen de démontrer sa puissance et de dégager son agressivité.

Les pyromanes sont fascinés par le spectacle du feu et n’ont pas conscience des risques que cela entraînerait, enfin presque. Certains d’entre eux en ont conscience, mais n’en prend pas en considérations, ils estiment qu’ils ne sont pas responsables, car ils ne veulent pas que des personnes soient victimes de l’incendie volontaire. De ce fait, ils sont capables de nier l’évidence et n’ont pas peur d’être en contradictoire pour se dédouaner.

crédit photo: Magnus Mertens