Fin août, un article du Nouvel Observateur explique que la piscine à combustibles du réacteur 4 de Fukushima est recouverte d’une simple bâche, photo à l’appui. En pleine saison des typhons, le Japon risque selon le journaliste, une catastrophe nucléaire d’une ampleur sans précédent, dix fois plus importante que Tchernobyl.

Repris par de nombreux médias, l’article fait le buzz.

Mais les informations qu’il contient s’avèrent être fausses. Dans un article paru sur son blog scientifique, le journaliste de Libération Sylvestre Huet explique que la piscine du réacteur 4 est recouverte d’une structure métallique de 60 tonnes, et que le site n’est pas exposé à un typhon. Et la photo du « Nouvel Obs » ne représente pas la bâche, mais un filet de protection.

Selon Huet, l’article du Nouvel Observateur est un exemple criant de désinformation. La presse désinforme-t-elle au sujet de la sûreté nucléaire et plus spécifiquement de la situation actuelle de la centrale de Fukushima ? La tentation du buzz a-t-elle pris le pas sur la déontologie journalistique?