Math_lecture_at_TKK_photo_TungstenDes enseignants se sont manifestés mardi dernier contre la réforme du collège. Mais cela ne suffisait ne pas faire rétracter le gouvernement qui semble déterminer à mettre en place cette réforme malgré les protestations et les grèves.

D’après le ministère de l’Éducation, le taux des grévistes avait atteint les 23,44 %. Le SNES-FSU, le premier syndicat du secondaire avaient constaté pour sa part « plus de 50 % de grévistes dans les collèges et lycées ».

L’intersyndicale avait compté près de 10 000 grévistes à Paris, alors que la police avait estimé à 3 400 à 3 600. D’autres défilés ont également été constatés dans les provinces: 450 à Rennes, 500 à Nantes, 1 000 à Bordeaux, 2 000 à Lyon et environ 500 à 1 200 à Toulouse.
« Cette grève majoritaire n’est pas le fruit d’un supposé conservatisme ou élitisme des enseignants, mais bien la volonté de s’opposer à un projet qui ne correspond pas à leurs attentes », avait expliqué le SNES dans un communiqué qui avait écrit une lettre ouverte à la ministre de l’Éducation.
L’intersyndicale rassemble près de 80 % des 840 000 enseignants français. Il avait lancé la mobilisation sur différents mots d’ordre. SNALC, FO, Sud, CGT demandant la suppression de la réforment et le SNES-FSU envisage une discussion.
François Hollande soutient la réforme en la définissant comme « la réussite de tous » et « l’excellence ».
« L’excellence, ce n’est pas un privilège, c’est un droit. Elle doit être partagée l’excellence, pas abaissée », a-t-il affirmé pendant une conférence de presse.
Manuel Valls avait confirmé que le dispositif serait applicable à parti de la rentrée 2016 et que le gouvernement publierait un décret « le plus rapidement possible’.
“Il ne faut pas craindre le débat ni la mobilisation”, a-t-il affirmé lors de la réunion du groupe socialiste à l’Assemblée. “La majorité des enseignants sont convaincus qu’il faut une réforme”, a-t-il ajouté.
Le groupe UMP à l’Assemblée souhaite avoir un débat au Parlement. Le secrétaire général de l’UMP, Laurent Waiquiez accuse un passage en force d’une “dangereuse réforme menée sans concertation et en dépit de tout bon sens”.
Najat Vallaud-Belkacem avait dit que “sa porte restait ouverte ” aux organisations syndicales et que les textes de la réforme “apporteraient les garanties nécessaires aux enseignants’. ‘Aucun établissement ne sera laissé démuni” avait-elle affirmé lors du lancement d’une campagne de lutte contre le décrochage scolaire.