Malgré le soutien que lui a apporté l’association des victimes de l’amiante, Martine Aubry vient d’être mise en examen pour « homicides involontaires » dans le dossier de l’amiante.

La justice enquêtera sur l’implication de l’ancienne Première secrétaire du PS lorsqu’elle était directrice des relations du travail, entre 1984 et 1987.

La juge Bertalla-Geffroy reproche à Martine Aubry d’avoir pris trop de temps pour transposer la directive européenne de 1983 sur la protection des ouvriers.

Toujours-est-il que de nombreuses voix s’élèvent à gauche pour condamner cette mise en examen, jugée injuste.

Pour le député de l’Essonne Jérôme Guedj, « c’est injuste au regard de l’état des connaissances à l’époque et des décisions prises par Martin Aubry ». Il considère aussi que c’est infamant « car cette mise en examen sous entend que le lobby de l’amiante à convaincu à l’époque ».