Pendant sa campagne le nouveau président de la République François Holland l’a dit et répété : il souhaite renégocier le traité européen pensé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, pour y intégrer un volet «croissance».

L’Union reçoit ce projet de façon mitigée. D’abord en Allemagne où Volker Kauder, président du groupe parlementaire des chrétiens-démocrates (CDU) allemands, s’opposera à tout assouplissement du traité budgétaire. Francois Hollande obtient tout de même le soutien du ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle. Celui-ci est prêt à se « mettre rapidement au travail pour ajouter au traité budgétaire un pacte de croissance pour promouvoir la compétitivité ».

En Italie et en Espagne, les gouvernements libéraux ont intégré dans leur agenda l’adoption des mesures de croissance. Le premier ministre britannique, David Cameron a lancé un appel le 22 février avec 12 pays en faveur de la croissance.  Cependant, l’idée de croissance défendue par ces gouvernements ultralibéraux que sont ceux de Cameron ou de Monti, n’est sans doute pas la croissance telle que l’imagine le président français.

François Hollande peut-il introduire une politique de relance « social » ? La gauche peut-elle sauver l’Europe?