Sous la pression de Paris, l’UE envisage de permettre aux Etats de rétablir plus facilement des contrôles de passeport, en cas d’immigration massive ou si un Etat est jugé défaillant dans la surveillance de ses frontières. Que va-t-il se passer si les Etats reviennent sur Schengen?

Pour les particuliers, cela signifie que les contrôles aux frontières seront particulièrement renforcés. Or, on a pris l’habitude de se déplacer d’un pays à l’autre sans problème, sans se poser de questions. C’est d’ailleurs l’une des choses les plus appréciées par les populations dans la construction européenne.  Les contrôles rendront cela plus contraignant. On peut cependant tempérer cette assertion en citant l’exemple britannique.  Le Royaume-Uni n’est pas dans Schengen et cela n’empêche personne d’aller à Londres en Eurostar.

Pour l’économie, historiquement la disparition des frontières et des douanes est le plus souvent bonne pour les économies des deux pays. Les rétablir, c’est ralentir les échanges, faire baisser la confiance, etc…

Enfin, pour le contribuable, rétablir plus de contrôles signifie forcément une augmentation du coût et des effectifs de douane. Le PS s’est ainsi interrogé: «Alors que les forces de police n’ont déjà plus les moyens de lutter vraiment contre la délinquance sur le territoire, ils auront en plus à contrôler les frontières. Comment alors garantir la sécurité intérieure?».