greece-824970_640_photo_MarabuIl faut tout tenter pour que la Grèce ne soit pas éjectée l’euro, mais si elle souhaite réellement sortir de la zone euro, eh bien tant pis! C’est le message rassurant qu’ avait prôner le Premier ministre Manuel Valls le 28 juin dernier sur Europe 1.

Ce 29 juin, suite à un conseil restreint avec les ministres concernés par la crise grecque, le président de la République François Hollande l’avait devancé sa volonté de rassurer. “Aujourd’hui, l’économie française est plus robuste qu’il y a 4 ans et n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire”, a-t-il déclaré.

“Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes!” Il faut admettre que la Bourse de Paris dispose d’une importante sérénité dans l’épreuve. Après un recul de 5% ce matin, elle a réussi à réduire ses pertes autour de 3% à 11h. Quant à l’euro, son taux de change face au dollar à peu reculé provoquant un petite brise d’inquiétude qu’un petit vent de panique.

Ce n’est pas pour rien que les marchés gardent leur sang-froid. Il n’existe pas de lien direct entre les économies grecque et française. Depuis le premier plan de sauvetage octroyé à la Grèce en 2010, les banques ont laissé petit à petit les créances douteuses. . “En exposition directe, les banques françaises ont très peu d’obligations grecques, au maximum quelques centaines de millions. C’est très peu. Et encore, ce sont surtout des créances d’entreprises”, avait expliqué l’économiste de chez SaxoBanque, Christophet Dembik.

François Hollande et Manuel Valls ont donc raison de se montrer rassurants. Si les banques et l’État grecs font faillite, cela n’aurait que peu d’impact sur nos banques et notre État. Sans oublier que les exportations de la France vers la Grèce couvrent moins de 1% du total.

Cependant, si l’économie était 100% rationnelle, aucun “crash boursier” ni “bank run” auraient eu lieu. “C’est un cas compliqué à analyser. Objectivement, les banques et les assureurs n’ont rien dans leurs comptes. Pourtant, les banques françaises reculent plus que le CAC 40, explique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis. En 1998, la crise des émergents a commencés en Asie avant de se propager au Brésil. Le seul lien entre eux était psychologique.”