En visite en Côte d’Ivoire, le ministre français de la défense, Gérard Longuet, a annoncé lundi 27 juin, après un entretien avec le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, que les deux pays allaient « rénover » les accords mutuels de défense.

Signés en mai 1961, au lendemain de l’indépendance du pays, ces accords doivent être revus dans le cadre de la nouvelle politique de coopération entre la France et la Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire sort d’une grave crise née du refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010. A l’issue de dix jours d’affrontements dans Abidjan, M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara, avec le soutien de la force française Licorne et de la force onusienne Onuci.

Le « vivre  ensemble » cher au président ivoirien passe bien sûr par une confiance restaurée parmi les ivoiriens, mais également par des relations apaisées aussi bien avec la France qu’avec les pays voisins.

D’ailleurs, le président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping, a rendu lundi un hommage très appuyé à Alassane Ouattara, se réjouissant « de la restauration de la paix et de la victoire de la démocratie ».

L’amélioration de la situation en Côte d’Ivoire va également permettre à la France de réduire son contingent sur place à 200 soldats environ, contre 900 aujourd’hui dans le cadre de la force Licorne placée sous mandat des Nations Unies.