La Commission européenne a déclaré que l’attitude de certains hommes politiques français s’apparenter à du « chauvinisme ». Mais pourquoi l’institution exécutive de l’Union européenne attaque-t-elle ainsi les Français ?

Il était une fois un pays d’irréductibles Gaulois qui refusaient de céder leur « exception culturelle ». Les Français se sont en effet battus bec et ongles pour que la culture ne soit pas considérée comme une marchandise comme les autres et pour qu’elle ne soit ainsi pas intégrée dans l’accord de libre-échange signé entre les États-Unis et…l’Union Européenne.

Mais pour José Manuel Barroso, le Président de la Commission européenne « l’exception culturelle française » ressemble plutôt à une attitude « réactionnaire. »

Après cette première insulte, les petites phrases ont fusées. La palme de la meilleure gauloiserie revient sans conteste à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui s’est emporté en déclarant que « M. Barroso [était] le carburant du Front national ».

La Commission européenne ne se démonte pas et recadre le Ministre français : « Il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent certaines ambiguïtés vis-à-vis de l’Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voire du chauvinisme. »