C’est la bombe lâché par le quotidien britannique de centre gauche The Guardian ce lundi. Selon ses informations, 61 réfugiés sont mort dans leur bateau à la dérive sans que la France ne viennent leur prêter secours.

Les faits remonteraient au 29 ou 30 mars dernier. Un bateau sur lequel se sont entassés 72 libyens candidats à l’exil seraient tombé en panne sèche. En dérivant, le navire à la dérive se serait approché du porte-avion français Charles de Gaulle qui patrouille en Méditerranée depuis le début des frappes françaises en Libye. Malgré les signes de détresses envoyés par les naufragés, les marins français n’auraient pas réagit.

D’après les quelques survivants qui ont pu témoigner au quotidien britannique, le bateau à la dérive aurait été survolé une première fois par un hélicoptère qui lui aurait lancé des bouteilles d’eau et des biscuits avant d’apercevoir le porte-avion. Une fois en vue du porte-avion, deux avions se seraient envolés pour les survoler avant de se reposer sans que rien ne s’ensuivent.

Les rescapés n’ont pas pu certifier qu’il s’agissait bien du porte-avion Charles de Gaulle. C’est sur la base de recoupement d’informations que le quotidien a mis en cause la marine française. De son côté, l’état-major nie en bloc avoir été en contact avec le bateau de naufragés, qu’il aurait dû obligatoirement secourir conformément à législation maritime internationale.

Les naufragés, eux, se sont finalement échoués sur plage libyenne. 61 sont morts de faim ou de soif sur les 72 que contenaient l’embarcation.