free_downloadAvec l’arrivée du net 2.0 et l’évolution des techniques, le partage de contenu est devenu une pratique quotidienne des internautes. Plusieurs millions de tweets sont par exemple échangés chaque jour à travers le monde, chacun d’eux renvoyant vers une photo, un article ou une vidéo… Face à cette évolution des pratiques caractérisée par le téléchargement de fichiers sur la toile, les éditeurs pourront-ils s’adapter ?

Les Etats ont besoin de la culture

Pour soutenir la production artistique et continuer de financer la culture, de nouveaux modèles doivent être inventés. L’industrie culturelle dispose en effet de solides arguments à faire valoir : outre le nombre important d’emplois créés, son activité participe pleinement au rayonnement des Nations à l’international.

Aujourd’hui la puissance américaine repose aussi bien sur les capacités de projection de son armée que sur la diffusion des blockbusters hollywoodiens. La production culturelle fait partie intégrante de ce que le politologue Joseph Nye appelle « le soft power ». En véhiculant son idéologie à travers des supports multiples, l’Etat participe à la formation de la population.

La création doit être soutenue

Une fois cette réalité entendue, on comprend l’intérêt stratégique des pouvoirs publics pour l’accompagnement, si ce n’est la régulation, de ce secteur. C’est sous ce prisme que l’on peut notamment aborder le débat posé par le site The Media Shaker : libération ou régulation ?

Alors que le conflit entre les éditeurs et Google sur la propriété intellectuelle est à peine achevé, la décision de l’Union Européenne de sortir « l’exception culturelle » du champ des négociations de l’accord transatlantique, atteste de la volonté politique de soutenir les professionnels.

Pour résumer, on peut dire que la valeur d’usage d’un produit culturel ne sera jamais équivalente à son prix de marché. Pour autant, les artistes mettent en garde contre le partage « non marchand des œuvres sur internet ».