photo_Flickr_-_europeanpeoplesparty_-_EPP_Congress_Rome_2006_(128)Le rédacteur en chef politique de Paris Match dans sa chronique vidéo #JeudyPolitique avait analysé la relation qui existe entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Entre l’ancien président et l’actuel Président de la République, la bataille est permanente et pourrait lasser les Français avant l’échéance présidentielle.
Si le premier tour de la prochaine élection présidentielle n’aura lieu que dans 700 jours, certains se rendent déjà des coups. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont en plein campagne et la revanche commence déjà. D’après l’analyse du chroniqueur, c’est l’actuel président qui a donné les premiers coups, le 19 mai à Carcassonne en se vantant de ses choix et en dévoilant ses perspectives pour 2017. C’est une façon pour lui de mobiliser son camp même s’il faut redorer l’image du bilan dont les résultats tangibles sur le front du chômage sont encore absents.
Nicolas Sarkozy a tout de suite riposté en accablant le « mélanges des genres » entre le président et le futur candidat  à la présidentielle. L’ancien président a pointé du doigt son successeur en l’accusant de « tromperie », de « mépris », de « sectarisme ». Il a également surnommé François Hollande de « moi je », en se basant à la célèbre anaphore que le candidat socialiste avait utilisée pour laisser sans voix son adversaire pendant le débat de l’entre-deux tours.
Les Français apprécient les matches politiques comme ceux qui se sont déroulés entre Giscard et Mitterrand ou entre Mitterrand et Chirac, mais ils ont fini par se lasser par les relations obsessionnelles entre Chirac et Jospin.
Serait-ce le cas avec l’opposition entre Sarkozy et Hollande ? D’après un premier sondage effectué par « Marianne », la moitié des Français ne souhaitent pas cette revanche et commencent à lasser les matchs à trois avec Marine Le Pen comme en 2012. Cependant, la relation qui anime les deux hommes devient une obsession mutuelle. Ils s’épient, se surveillent et se donnent des pics aux médias.