Les journalistes ont un gros avantage sur le reste de la population lorsqu’il s’agit de remplir la déclaration d’impôt. Ils peuvent déduire  de leurs revenus imposables les dépenses personnelles liées au travail. Le fisc qualifie cela d’ « allocation pour frais d’emploi ».

Depuis 1934, le journalisme est retenu dans une liste de 110 métiers, où les travailleurs doivent engager davantage de frais. Il ou elle a donc la possibilité de déduire 30% de revenu sur ses impôts. L’accord est supprimé en 1996 par Alain Juppé, avant de réapparaitre deux ans plus tard et d’être réaffirmé aujourd’hui.

Certains n’hésite pas a s’y opposer comme le ministre du Budget, François Baroin, qui évoque une « aide indirecte à la presse » plutôt qu’une allocation pour frais d’emploi. Pour le conseiller national UMP Eric Normand, cette abattement fiscal est « une grande injustice » ignorée par François Hollande, qui souhaiterait « avoir la majorité des journalistes à ses côtés afin de nous faire avaler tous les mensonges de sa future politique ». Il pointe ainsi du doigt Audrey Pulvar et Valérie Trierweiler.

Alors conflit d’intérêt ou réel besoin ?