Mercredi 24 avril, la Cour de cassation a refusé d’accorder le statut « d’artiste-interprète » aux ex-candidats de l’Ile de la tentation. Leurs indemnités ne seront donc pas augmentées.

Le 5 avril 2011, la Cour d’appel de Versailles avait reconnu à 56 participants le statut de salarié, et condamné TF1 Production à leur verser des indemnités de 15 000 à 17 000 euros. Mais les anciens tentateurs réclamaient 400 000 euros chacun…

La  Cour d’appel de Versailles n’avait en revanche pas reconnu le statut « d’artiste-interprète », qui leur auraient permis de gagner beaucoup plus d’argent, ni le délit de  « travail dissimulé » dont ils accusaient TF1.

Elle avait indiqué que les participants « n’avaient aucun rôle à jouer ni aucun texte à dire, qu’il ne leur était demandé que d’être eux-mêmes » et que « leur prestation n’impliquait aucune interprétation. »

En accord avec cet argumentaire, la Cour de cassation a jugé que c’était « à bon droit » que la reconnaissance du statut d’artiste-interprète leur avait été refusée.

Selon leur avocat Maitre Spinosi,« il est acquis qu’un participant est un salarié mais il n’a aucun statut, il n’appartient à aucune catégorie. Il travaille, certes, mais sans que personne ne sache à quoi. La Cour de cassation dit en substance que ce n’est pas du documentaire, que ce n’est pas une œuvre de fiction mais que c’est autre chose sans préciser quoi exactement. »

Pour le statut d’artiste-interprète, il faut prouver que l’émission constitue une «œuvre de l’esprit». Pour Maitre Spinosi, c’est bien le cas. L’avocat plaide que les participants sont tels que la production veut bien les montrer et que tout est extrêmement scénarisé.

Ces candidats de téléréalité méritent-t-ils d’être reconnus comme des artistes, jouant un rôle que leur dicte la production ?