huchonLargement dénoncé par l’opposition UMP, le système de subventions de la région Ile-de-France est très critiqué. Normalement liées au développement économique, social ou culturel de la région, ces subventions ne semblent cependant pas toujours appropriées, surtout en période de crise. Pour Valérie Pécresse, ce système relève de la véritable « gabegie ».      

Chaque année, en Ile-de-France,  plus de 500 millions d’euros sont consacrés aux subventions. Un budget considérable parfois très mal utilisé, comme l’avait déjà démontré le magazine « Le Point », qui n’a de cesse de condamner la gestion des subventions en Ile-de-France., perçue comme un véritable gouffre financier. Mais aujourd’hui, une subvention attire plus particulièrement l’attention. Destinée à soutenir le vote des portugais, elle cacherait en réalité un système clientéliste. Ça ne serait pas la première fois que des accusations douteuses soit dirigées contre le président socialiste de la région.

Certes, à première vue, le projet de l’association Cap Magellan semblerait tout à fait honorable. Mais à y regarder de plus près, les choses sont toutes différentes. C’est en effet Hermano Sanchez Ruino, élu socialiste du 14ème arrondissement, qui dirige l’association. Et au sein de l’opposition, les rumeurs vont bon train quant à un prétendu système clientéliste. Et même dans le cabinet de Jean-Paul Huchon, on reste très prudent en affirmant que l’administration doit encore «vérifier la conformité légale de la subvention » et qu’il est tout à fait possible que cette subvention, qui monte tout de même à 35 000 euros, soit finalement purement et simplement retirée.

Plusieurs projets de subventions ont été pointés du doigt par l’opposition. Certaines subventions ne concernent ainsi en aucun cas la région Ile-de-France, comme le soutien pour 200 000 euros d’un plan climat à Dakar ou les aides colossales apportées à certaines villes du Chili, pays pour lequel Jean-Paul Huchon nourrit une affection toute particulière. Les comptes de la région Ile-de-France vont constituer le gros point négatif du mandat de Jean-Paul Huchon, président de la région depuis déjà 14 ans. Une des premières mesures de l’opposition serait ainsi de réduire le montant de ces subventions, dans le dessein de réaliser plusieurs millions d’euros d’économies.