Lors de la séance à l’Assemblée Nationale de mardi, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est légèrement enflammé, accusant notamment l’UMP d’être responsable de la hausse de la délinquance et du retour du terrorisme en France. Ces propos ont provoqué la colère de l’opposition obligeant Claude Bartolone à lever la séance.

Un drôle de manière de préparer le terrain à François Hollande qui donnait mardi après-midi sa première conférence de presse depuis son élection à la présidence de la République.

Alors que Pierre Lellouche et Nathalie Kosciusko-Morizet ont demandé la démission de Manuel Valls, François Hollande a jugé bon de recadrer son ministre lors de son intervention médiatique. « La lutte contre le terrorisme est une question qui doit rassembler toutes les forces politiques, tous les Français…. Ne perdons pas de temps, ne nous divisions pas, ne polémiquons pas, ne cherchons pas à utiliser je ne sais qu’elle phrase à des fins de politique intérieure, c’est trop grave ».

Alors le populaire Valls commençait à faire de l’ombre au président, ce dérage verbal est finalement peut-être une occasion rêvée pour François Hollande de recadrer son ministre en douceur.