Hillary Clinton, avait disparu des radars médiatiques, et on imaginait qu’elle devait essayer de se remettre de sa défaite pour arriver à digérer et prendre du recul. En fait, cela n’est pas si évident, car dans une dernière intervention, elle accuse tout simplement le directeur du FBI James Comey, et Vladimir Poutine d’avoir fait pencher la balance en sa défaveur.

Visiblement, l’ex-candidate démocrate a encore du mal à digérer sa défaite. Elle y revient en déclarant, à une journaliste lors d’un événement de l’ONG Women for Women International, “j’étais sur le chemin de la victoire jusqu’à ce que la lettre de Jim Comey le 28 octobre et le Wikileaks russe créent le doute dans la tête des gens qui penchaient en ma faveur, et qui ont fini par prendre peur“.

Pour elle, tout s’est joué un mois avant le scrutin. Le vendredi 7 octobre dernier, le Washington Post divulguait une vidéo de Donald Trump se vantant d’attraper les femmes “par la chatte”. Il n’a pas fallu une demi-heure, pour que des milliers de messages soient publiés par le site Wikileaks. Depuis, on a appris que des hackers liés au renseignement russe avaient piraté la messagerie des démocrates des mois auparavant. Ces messages, dont des dizaines de milliers seront distillés jusqu’à l’élection.

De plus, cela a entraîné le 28 octobre, une relance des investigations pourtant closes depuis le mois de juillet par le FBI. Le directeur a annoncé au Congrès que ses enquêteurs avaient trouvé de nouveaux messages. Finalement, deux jours avant le scrutin, il avoue n’avoir rien trouvé de tangible.

Dans ses accusations, Hillary Clinton englobe Vladimir Poutine, qui lui en voudrait pour avoir critiqué le déroulement des élections russes en 2011. En cela, elle reprend les conclusions de l’administration Obama.

Néanmoins, Hillary Clinton reconnaît que sa défaite est aussi de sa responsabilité en déclarant, « j’assume absolument ma responsabilité personnelle. La candidate, c’était moi ». Il faut bien avouer, qu’elle n’a pas réussi à se rendre véritablement “populaire” et elle est toujours apparue comme une candidate trop “intellectuelle”, délaissant selon une partie des démocrates les classes populaires blanches.

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