Hillary Clinton peut-elle perdre les élections ? La logique comptable classique indique qu’Hillary Clinton devrait gagner cette élection. La tactique d’outrance à répétition de Donald Trump semble être au bout de son fonctionnement. Pourtant, les sondages les donnent encore au coude-à-coude. La faute en partie à la candidate démocrate elle-même, qui retombe systématiquement dans ses travers, ce qui pourrait lui coûter cher.

Donald Trump, continue à utiliser une méthode, qui lui a permis d’éliminer ses adversaires aux primaires républicains, des déclarations fracassantes et incendiaires, des insinuations et des attaques personnelles extrêmement limites. Vous rajoutez à cela de grosses approximations sur des sujets pourtant sensibles et importants, des retournements de vestes…on en passe et des meilleures. Tout ceci aurait déjà disqualifié n’importe quel candidat. S’il doit être encore là, c’est bien sur grâce à une grande habileté de sa part, mais aussi à des erreurs de sa rivale.

Hillary Clinton a contre elle, une tendance pour le “goût du secret”. Dernier épisode en date, le fameux “coup de chaud”. Sous la puissance des médias, elle avoue finalement une pneumonie diagnostiquée deux jours plus tôt. Le mal est fait, et elle doit maintenant se perdre en explication sur les raisons de cette dissimulation. David Axelrod, un des stratèges d’Obama résume la situation en déclarant, « une pneumonie, ça se traite avec des antibiotiques. Comment guérit-on d’un penchant malsain pour le secret qui crée des problèmes inutiles à répétition ? ». Ce n’est pas une première, on se souvient des problèmes avec investissements immobiliers des Clinton, dans les années 80-90 (le scandale du Whitewater), et l’utilisation d’un serveur d’email personnel pour des documents classés “secret défense “. Elle a évoqué pour sa défense, le “droit à la vie privée “. Du coup, 60 % des Américains estiment qu’elle n’est pas honnête ou digne de confiance.

La deuxième tendance d’Hillary, c’est cette forme d’arrogance et de condescendance que Trump utilise à merveille, un peu comme en France, certains hommes politiques utilisent le terme “bobos”. Son style, et ses manières représentent pour beaucoup d’Américains, les citadins riches et intellectuels, qui n’ont que faire de la campagne et méprisent ses habitants. Dernièrement, Hillary a déclaré « pour généraliser, vous pouvez prendre la moitié des supporteurs de Trump et les mettre dans ce que j’appelle le panier des déplorables. Racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes, au choix ». Il n’en fallait pas plus pour les équipes de Trump, qui ont rapidement transformé tout cela en spot publicitaire.

Hillary Clinton doit faire attention à elle-même, car Donald Trump sait parfaitement faire oublier ses mensonges, ses gros défauts, et ses énormes outrances, en profitant des petits tics, des travers et des mauvaises habitudes de ses adversaires.

Crédit photo :  sistemlord