La technique en matière de bois, évolue. Elle permet maintenant de construire des immeubles dépassant les 10 étages. De nombreux architectes s’y intéressent pour profiter de sa capacité à stocker du CO2 pendant toute la durée de vie du bâtiment. Cependant, le bois est loin de faire l’unanimité dans le secteur du bâtiment, où le béton et l’acier ne sont pas prêt de céder des parts de marchés. Comme tous les matériaux, le bois a ses avantages et ses inconvénients.

Le bois est déjà utilisé de manière classique dans la construction de maisons basses, mais depuis les années 1990, le recours à des panneaux contrecollés permet de construire des immeubles de plusieurs étages. En Norvège par exemple, il existe des bâtiments de 18 étages. Si en Europe, son développement se fait petit à petit, le bois est apparu dans le code international de la construction qu’en 2015. Actuellement, la taille des immeubles est limitée à 6 étages.

Des buildings plus résistant aux ouragans et tremblements de terre

Parmi les raisons qui incitent à utiliser le bois, il y en a une qui est à la mode et qui pousse au développement de son utilisation. Il s’agit de sa capacité à stocker le CO2. Celui-ci est absorbé lors de sa croissance pendant une centaine d’années. Il s’oppose directement au béton et à l’acier, qui sont au contraire très émetteurs. Cependant, les avantages ne se limitent pas qu’à cela. Parmi eux, les promoteurs du bois insistent sur l’aspect renouvelable des constructions. De plus, étant plus légères, ces structures résisteraient mieux aux vents violents des ouragans, et même aux tremblements de terre.

Un coût de construction plus élevé

Il reste que le bois n’est pas le matériau merveilleux et les défenseurs du béton et de l’acier ne manquent pas de le rappeler. Pour cela, ils soulignent à juste titre, que la construction en bois est plus longue et plus onéreuse que la construction conventionnelle. Ce n’est pas tout, une trop rapide extension du procédé pourrait faire apparaître de lourds coûts de transport, surtout s’il n’y a pas de ressource en bois disponible à proximité de la construction. Enfin, on peut craindre à plus long terme un impact environnemental en cas de demande trop exponentielle, d’abattage d’arbres.

Malgré tout, l’idée fait son chemin et si aux Etats-Unis, seuls les Etats de l’Oregon et de Washington autorisent la construction d’immeubles en bois de plus de 12 étages, la Californie est en passe de le faire également. A Chicago, le premier building en panneaux de bois a vu le jour, il s’agit d’un restaurant McDonald’s.

Signe des temps, dans ses États, des concours de design sont organisés. Des aides financières sont accordées aux projets à base de bois. L’ONG WoodWorks, a ainsi organisé un concours en Californie assorti de 500 000 dollars de bourses, pour des architectes.

Crédit photo : sven scheuermeier