gille_bourdouleix_photo_assemblee_nationaleAlors qu’il quittait un terrain agricole occupé par des gens du voyage sous les saluts nazis et les accusations de racisme, Gilles Bourdouleix, le député-maire de Cholet (UDI) a déclaré : « comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez. »

La déclaration de Gilles Bourdouleix enregistrée par un journaliste et finalement publiée comme preuve par le Courrier de l’Ouest a suscité une vague d’indignation à travers toute la classe politique.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fermement condamné cette déclaration qui n’est « pas digne d’un élu de la République ». Le député UMP de Haute-Savoie, Bernard Accoyer, qualifie ces propos d’ «inacceptables». Et pour Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, « ce sont des mots qui sont inadmissibles ». Le Ministre ajoute que la « justice a été saisie parce que ces propos, c’est de l’apologie de crime de la Deuxième Guerre mondiale ».

Le député-maire de Cholet est membre du parti centriste de Jean-Louis Borloo, l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI). Il en sera d’ailleurs exclu mercredi soir par le comité exécutif national du parti.

Jusqu’à aujourd’hui, Gilles Bourdouleix conserve son mandat de député. Mais Valérie Pécresse souhaite que l’Assemblée nationale se saisisse de l’affaire et prenne une décision exemplaire.

Et pour vous, est-ce qu’un homme qui tient de tels propos peut continuer à faire de la politique ?