Francois Hollande_photo_PES CommunicationsFrançois Hollande avait déclaré lundi soir qu’il ne ferait pas partie des candidats des présidentielles de 2017 s’il n’y a pas une baisse du chômage durant 2016.

Pour l’actuel chef de l’État, une baisse de chômage doit être accompagnée de la reprise des croissances. Le chômage s’est stabilisé en juin en France, le nombre de jeunes inscrits à Pôle Emploi a finalement baissé durant trois mois consécutifs de hausse, permettant de combler la progression des autres catégories d’âge, d’après les chiffres que le ministère du Travail avait publiés, lundi dernier.

Durant le dîner annuel de l’Association de la presse présidentielle, François Hollande avait dit que ces chiffres était un “tassement” dans la lutte contre le chômage et évoque les effets de la reprise économique du premier semestre 2015, mais ce n’est pas suffisant pour que la courbe du chômage s’inverse durablement a-t-il reconnu.

« C’est à partir d’une reprise sans doute plus forte de la croissance, notamment, au second semestre qu’il sera possible d’atteindre l’objectif de la baisse durable du chômage. » Il avait admis que cela n’était pas suffisant pour créer un pari sur l’avenir et sur les mesures que son gouvernement avait prises pour soutenir l’activité et l’emploi.

“Je peux avoir mon espérance que la courbe du chômage s’inverse d’ici 2017 (…) suffisamment à l’avance pour que ce soit crédible. Mais il y a tellement d’aléas qu’il y a forcément un pari (…) un risque. Je l’assume”, a-t-il déclaré. Il avait affirmé que sa candidature ne pourrait pas avoir une “crédibilité” s’il n’obtient pas de résultat sur ce front.

“Le quinquennat, c’est jusqu’en mai 2017 mais une élection présidentielle commence avant”, a-t-il fait évoquer. “Donc c’est en 2016 que cette baisse crédible doit apparaître et elle doit être suffisamment longue et répétée.”

“Il faut qu’il y ait une baisse du chômage tout au long de l’année 2016 permettant de faire un choix dans le cadre d’une campagne présidentielle possible et qui n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour”, a-t-il ajouté. Être le président le plus impopulaire de la Ve République ne doit pas être un blocage pour agir « avec une grande liberté » et le quinquennat doit être « pleinement utilisé », a-t-il aussi continué.

Le président de la République a cependant estimé que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2016 devraient comporter des dispositions pour permettre la croissance et l’emploi. Il a cependant éliminé l’idée d’une réorientation, que l’aile gauche de sa majorité avait demandé, le Pacte de responsabilité prévoit des baisses de charge en faveur des entreprises.

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