Il ira ou il n’y ira pas ? La question n’est pas si évidente pour François Hollande. Apparemment, la décision de se représenter pour un deuxième mandat n’est pas encore prise. Le chef de l’État l’a confirmée dans l’avion qui le ramenait de Rio, devant des journalistes qui l’accompagnaient. Il a déclaré, que “ce n’est pas au cœur de l’été que je vais prendre ma décision. J’ai le temps nécessaire pour construire une décision et la justifier dans un sens ou dans l’autre”.

Le président de la République, qui a souvent mis comme condition indispensable pour se représenter une inversion de la courbe du chômage, a tout de même précisé les choses. D’autres critères semblent devoir, pour lui, rentrer en jeu aujourd’hui. “Les résultats ne suffisent pas” une deuxième candidature doit être “fondée sur d’autres arguments que la seule légitimité, la constance, la réussite, si tant est qu’elle puisse être démontrée”, ajoute-t-il selon Le Parisien. Pour François Hollande, l’élection ne se jouera donc pas tant sur son bilan que “sur cette question, dans quel pays veut-on vivre ?”.

Il s’agit pour lui de prendre en considération la montée des tentations extrémistes, et autoritaires qui montent un peu partout dans le monde. En France, on peut aisément imaginer que  l’extrême droite pourrait arriver en tête au premier tour. Le chef de l’État est aux premières loges, et constate “la politique s’affaiblit, la démocratie se réduit. Il faut réinventer beaucoup de choses. Ce n’est pas la politique qu’il faut changer, c’est le rapport à la démocratie, les modes d’expression. Il faut changer la démocratie, pas la restreindre”, dit-il dans Le Monde. “Il y a une déconnexion entre le temps parlementaire, exagérément long, et le temps participatif citoyen, exagérément court”.

Il faut prendre en compte dans la future décision le fait qu’à titre personnel, François Hollande a bien expliqué que s’il ne se représente pas, cela signifie pour lui, l’heure de la retraite politique. “Je ne me vois pas être dans la situation de briguer un mandat législatif ou le poste de premier secrétairedu PS, conclut-il.

Cependant, côté stratégie de campagne, son souhait tactique pour la gauche est simple, tout d’abord qu’il y ait le moins de candidats possible” à gauche, et trouver un candidat dont la qualité première, c’est d’être capable d’élaborer une synthèse, qui réunisse un électorat dispersé par nature à gauche.

Cela ne vous fait pas penser à quelqu’un ?

Crédit photo : Sergio Crahan