François Bayrou, dépassé par Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, a lancé une campagne de réaffirmation avec un but précis : être LE candidat qui parle vraiment de la crise. Forcément, il faut un peu hausser le ton :

« L’oubli de la crise dans la campagne est une atteinte à l’intérêt national. (…) Si on ne prend pas les décisions nécessaires, la France se retrouvera dans la même situation que l’Italie ou l’Espagne, avec l’obligation de faire des coupes sévères et dangereuses sur les salaires des fonctionnaires et les retraites, sans même être assurée de guérir. » (Interview dans Les Echos)

ou encore :

« C’est inimaginable qu’on puisse faire aujourd’hui une campagne où se joue le destin du pays sans que la question du surendettement, de l’exclusion, du chômage, des difficultés de fin de mois soient même évoquées ! » (ce matin sur RTL)

Crier au grand jour que la crise est bien présente lui suffira-t-il à remonter dans les sondages ?