argent_photoWikipediaTrès visible ces derniers temps, notamment en Bretagne, la fronde anti-fiscale se fait de plus en plus forte sur le territoire français. Pacifiste avant, violente aujourd’hui, ce cruel manque d’adhésion à l’impôt est lié selon Valérie Pécresse, secrétaire générale de l’UMP, à l’ « overdose d’impôts et à la bougeotte fiscale ».

Hier les tondus ou les moutons, aujourd’hui les bonnets rouges. Tous ces petits groupes de français en colère ont décidé de rentrer en guerre contre le système fiscal français. Pour l’opposition, il est urgent de rétablir la confiance entre les entrepreneurs et le gouvernement. En effet, les entreprises françaises souffrent aujourd’hui d’un cruel manque de confiance et les hausses d’impôt successives constituent un facteur réellement anxiogène pour les investisseurs français. « Les nombreux zig-zags fiscaux du gouvernement brouillent complètement le message », affirme l’ancienne ministre du budget Valérie Pécresse dans une interview accordée au magazine « Les Echos ».  Contre la « bougeotte fiscale », l’UMP propose d’inscrire dans la constitution une loi interdisant de changer un impôt plus d’une fois tous les cinq ans.

« Je veux lancer un combat pour une règle d’or de confiance fiscale qui consiste à dire qu’on ne change pas un impôt plus d’une fois tous les cinq ans et surtout pas de façon rétroactive » , nous dit ainsi la secrétaire générale de l’UMP.

Le pouvoir d’achat des ménages est aussi particulièrement touché par ces hausses d’impôts successives. Le risque est clair : à court terme, on risque de constater une dangereuse baisse de la consommation et un appauvrissement général des classes moyennes et populaires françaises, dont une partie est récemment entrée dans l’imposition. En effet, plusieurs millions de foyers ont été récemment imposés par le gouvernement, alors même qu’ils étaient auparavant considérés comme non-imposables. Et les familles françaises aussi souffrent de l’indécision du gouvernement en matière de politique fiscale. « Quant aux ménages, cette instabilité est tout aussi anxiogène pour eux. Dire que ce sont les familles qui doivent payer, j’y suis totalement opposée», affirme la secrétaire générale de l’UMP. En bref, la situation du pays en matière d’impôts n’est pas bien rose et face au risque d’une révolte fiscale généralisée, le gouvernement doit agir. Un premier signe avec la décision de Jean-Marc Ayrault de mettre à plat le système fiscal d’ici 2015 ?