fessenheim_centrale-EDF a fait savoir, lors de la convention annuelle de la Société française d’énergie nucléaire (Sfen), que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim par le gouvernement, alors que d’importants investissements ont été réalisés par l’énergéticien afin de prolonger sa durée de vie, portait atteinte aux intérêts de son principal actionnaire, l’état français.

En effet, le directeur de la production nucléaire d’EDF, Dominique Minière, a déclaré que “nous avons entendu les déclarations. Nous avons investi dans Fessenheim pour prolonger sa durée de vie à 50 ou 60 ans. Maintenant, nous avons vocation à défendre l’intérêt de l’entreprise et de ses actionnaires”, avant d’ajouter que “si Fessenheim est arrêté, EDF devra être dédommagé.”

Les centrales nucléaires demandent un long et onéreux processus d’entretien qui implique une durée de vie longue pour qu’elles soient rentables. Dans le cas de Fessenheim, EDF explique avoir investi 55 milliards d’euros pour prolonger la durée d’exploitation de la centrale. 55 milliards qui ne serviront à rien en cas de fermeture de l’unité de production.

Pour cette raison, le groupe public considère qu’il subira un manque à gagner de l’ordre de plusieurs milliards d’euros en cas de la fermeture de Fessenheim et que ses actionnaires seront lésés par le gouvernement. Or, il se trouve que l’actionnaire principal d’EDF est… l’état français.