Le 19 janvier 2012, Megaupload, le site internet de partage peer-to-peer qui enregistrait 50 millions de visiteurs quotidiens dont 7,4 millions de français, a été fermé par le FBI. Le site de « direct download » permetait à ses utilisateurs d’accéder à des répertoires (films, musique, logiciels, etc) et télécharger des fichiers illégaux de façon anonyme.

Les pouvoirs publics américain ont fermé le site pour lutter contre la copie illégale d’œuvres soumises aux droits d’auteur. Les fondateurs risquent 20 ans de prison.

Les Etats-Unis ne s’arrête pas là. L’opinion américaine se déchire actuellement dans le débat provoqué par les projets de lois antipiratages- Sopa et Pipa. Ces mesures permettraient au gouvernement de confisquer les noms des domaines des sites proposant des contenus qui enfreindraient les droits d’auteurs.

En France, François Hollande a confirmé sa volonté de supprimer la loi Hadopi. Nicolas Sarkozy quant à lui, a salué l’action américaine : «La mise à disposition illégale d’oeuvre protégées par le droit d’auteur, permettait à ses promoteurs de réaliser des profits criminels.».

Plus qu’un débat politique, c’est une bataille idéologique qui s’engage. Faudrait-il réguler l’internet ? Peut-on faire barrage aux valeurs de libre échange et de liberté d’expression qu’offre le web ?