Le printemps arabe a balayé les régimes dictatoriaux de Tunis au Caire. Au cours de ces manifestations, les islamistes sont restés discrets et n’ont pas initié la révolte, ni cherché à en revendiquer l’origine. Les mouvements appelaient essentiellement à la liberté.

L’année du grand soulèvement arabe se termine et les premières élections libres de la nouvelle ère ont toutes été marquées, en Tunisie comme en Égypte, par le succès des partis islamistes. En Libye, le président du Conseil national de transition (CNT) après la chute de Kadhafi a annoncé l’adoption immédiate de la charia (loi coranique).

Certains mouvements islamistes dans ces pays disent s’inspirer du parti islamiste turc modéré AKP. Mais les pays occidentaux craignent  que des régimes appliquant un islam radical s’installent aux portes de la Méditerranée. Les régimes islamistes constituent-ils une réelle menace? L’Islam politique peut-il être compatible avec la démocratie ?