De plus en plus, les Français sont mécontents de leurs banques. Ce sont les frais de fonctionnement qui sont souvent la base de cette grogne. On retrouve le manque de souplesse des services et le manque de disponibilité physique des conseillers. Cependant, comme il est difficile de se passer complètement des organismes bancaires au quotidien. 2,6 millions de Français ont un compte dans une néo-banque.

Moins chère, très réactive, ce sont les arguments qu’utilisent les néo-banques pour nous séduire. La France n’échappe pas à une tendance générale en Europe, qui voit les néo-banques fleurirent partout. Elles sont actuellement 18 sur le marché hexagonal et apparemment, il pourrait en arriver 6 de plus.

Tout d’abord, il faut bien distinguer la différence entre ces banques et les banques en ligne. Ces dernières appartiennent forcément à une banque traditionnelle. Les néo-banques sont des établissements de paiement ayant obtenu une licence bancaire qui se concentre sur un accès 100 % mobile. Elles sont généralement bien moins chères que les banques traditionnelles, mais un peu plus que les banques en ligne. Nous parlons par exemple d’Orange Bank, C-Zam, ou encore Monese.

Pour arriver à ce succès, elles visent essentiellement 2 choses, les services bancaires du quotidien et les paiements. En effet, elles ont simplifié les ouvertures de comptes en demandant peu de documents et en multipliant les offres pour les nouveaux venus.

Une étude réalisée par des partenaires du réseau international de cabinets d’audit et de conseil KPMG, détaille la stratégie de ces établissements bancaires. L’étude fait ressortir notamment, qu’elles répercutent directement sur leurs tarifs, les économies qu’elles réalisent. De plus, stratégiquement, les néo-banques n’hésitent pas à sélectionner des segments prioritaires, contrairement aux banques traditionnelles qui cherchent à s’adresser à tous les segments de clientèle.

Cependant, tout n’est pas rose dans le monde des néo-banques. Elles sont de plus en plus confrontées à la mauvaise publicité faites par les risques liés à la protection des données. Il faut communiquer de plus en plus pour rassurer les clients. Elle paye aussi un problème de base, à savoir comment trouver une véritable relation de confiance avec leurs clients. Ce n’est pas simple, car ils restent par définition, un interlocuteur que l’on ne rencontre jamais.

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