Pour ceux qui ne savent pas ce que cela signifie, le biohacking est une nouvelle tendance qui consiste à être à l’affût et ne pas hésiter à utiliser toutes sortes de technologies pour optimiser ses fonctions corporelles et cognitives. Il ne s’agit plus de “garder la santé” mais d’être en somme, en parfaite santé. Qui dit nouvelle tendance, dit forcément un salon qui lui est destiné, il vient d’avoir lieu à Helsinki.

Un salon, c’est l’occasion de faire un rapide tour de ce qui se fait et en matière de nouvelles technologies pour la santé, il y en a pour tous les goûts. Un salon, c’est aussi l’occasion de se présenter un peu plus, car le biohacking est encore au stade confidentiel. De plus, il convient d’admettre qu’il est difficile de différencier une vraie nouveauté d’un gadget sans grand intérêt. Certaines propositions, font aussi parfois référence à des pratiques et des visions un peu obscures pour le grand public.

De fait, les présentations de ce salon vont dans tous les sens. On retrouve une machine censée permettre de respirer un air pur, comme si l’on était en haute altitude et ainsi avoir “plus de pêche”. Il y a également un appareil de photobiomodulation, qui envoie des rayons lumineux sur la tête et dans le nez afin d’augmenter l’oxygénation du sang. Cette pratique, aurait un impact sur les performances et l’humeur. Un autre stand, propose une technologie, en direction des insomniaques. Elle utilise des vibrations à basse fréquence, pour leur permettre de retrouver le sommeil sans avoir recours à des médicaments.

Ce salon, peut donner l’impression d’une “ferme espagnole” de par la diversité des propositions qui sont faites. Chacun peut espérer trouver la pratique qui correspond à son état et surtout à l’objectif qu’il s’est fixé. Certains, vont loin, car des biohackers utilisent aussi des tests sanguins. Nous arrivons-là, à un des aspects les plus controversés du biohacking, c’est le recours au test ADN. A ce propos, la communauté médicale reste prudente et les données collectées suscitent des inquiétudes.

D’ailleurs, bien des méthodes, des process, des techniques feraient bondir de nombreux médecins et praticiens conventionnels, face à si peu de recul et de précisions sur le bien-fondé de la majorité de ces techniques. Cependant, le biohacking, c’est aussi pour bien des choses tout bêtement la remise au goût du jour de pratiques bien plus anciennes. Comme diraient certains ” si ça fait pas de mal… 

Crédit photo :  scott webb