C’est ce qui s’appelle, mettre de l’eau dans son pastis. Apparemment, en légère délicatesse en matière de consommation et pour faire face à la concurrence, les deux marques ont dévoilé leur projet d’une société unique Pernod Ricard France à compter du 1er juillet 2020. Il s’agit de s’adapter à l’évolution du marché en étant plus réactif. Au passage, il s’agit aussi de présenter de manière édulcorée, une série de licenciements.

En fait, la relation existe déjà entre les deux entités, qui forment 2 filiales distinctes d’un même groupe. Elles sont restées administrativement indépendantes depuis la fusion au niveau mondial en 1975. Le projet, a reçu le nom prometteur de “reconquête”. Cependant, la fameuse reconquête passe d’abord par le débauchage de 280 postes sous la forme de départ volontaire sur les 1 300 que représente la somme de ses deux entités. Finie la saine concurrence entre les deux équipes commerciales et marketing qui jusqu’ici travaillaient en parallèle à la distribuer de l’ensemble des produits du groupe sur le marché français. Elles vont maintenant fusionner.

Il apparaît, que mener 2 équipes en parallèle s’avère de plus en plus complexe. Cette gestion actuelle manque de souplesse et de réactivité, la séparation entraîne de plus, une économie évidente de moyens qui fait parfois doublon.

Pernod-Ricard, va maintenant se doter d’un réseau commercial plus classique, pour repartir du bon pied et faire face à la régression. En deux ans, le groupe a en effet perdu en France 60 millions d’euros de chiffre d’affaires. Derrière cette régression, on peut y voir les conséquences de la loi Egalim, qui vise à rétablir l’équilibre des relations commerciales entre producteurs-grandes distributions et surtout rendre accessible une alimentation saine et durable pour tous les consommateurs.

Cependant, on retrouve aussi, une demande plus disparate de consommateurs moins fidèles et sensibles aux nouveautés.

Dans la foulée de cette restructuration, Pernod-Ricard groupe, a annoncé le projet de cession de la marque Café de Paris à InVivo Wine, branche spécialisée du premier groupe coopératif français, avec une “garantie de maintien de l’emploi pour les 29 salariés du site de production de Cubzac” en Gironde.

Si le Pastis fusionne, les glaçons vont fondre, pourvu que l’on puisse sauver l’apéro !

Crédit photo : stephan valentin-