De plus en plus de personnes, se mettent au vélo, mais pas n’importe lequel, il s’agit du vélo électrique. Celui-ci, a la particularité de proposer une aide au pédalage, et donc la possibilité de faire de jolies randonnées, sans pour autant avoir un entraînement particulier. Cependant, comme souvent, cela provoque un afflux de personnes sur des chemins pas vraiment prévus pour cela, car auparavant inaccessible sans un minimum de condition physique. De plus, la cohabitation avec les partisans du vrai vélo, n’est pas toujours évidente.

C’est le cas dans les Alpes Bavaroise, où Friedl Krönauer 59 ans, porte-parole de l’association environnementale BUND Naturschutz, explique “les vélos électriques permettent à un plus grand nombre de personnes d’accéder à des sentiers auparavant peu empruntés et donc préservés“. Il faut dire, que le phénomène a particulièrement pris de l’ampleur en Allemagne.

Les Allemands, comme dans d’autres pays montagneux, sont de plus en plus nombreux à utiliser des VTT électriques pour explorer les sommets. En 2018, ce sont environ 980 000 vélos électriques qui ont été vendus, dont un quart de VTT, selon la Fédération allemande de l’industrie des deux-roues. Inutile de préciser la joie qui se dégage chez les fabricants allemands Haibike, Cube ou Prophète, ainsi que pour le producteur de batteries Bosch.

La perspective d’attirer de nouveaux touristes, motive aussi de nombreuses communes des alpes bavaroises. Celles-ci, pour assurer le plaisir de tous et pour éviter les conflits, envisagent d’instaurer des zones réservées aux VTT. Il est aussi question de rappeler quelques règles basiques de vivre ensemble et de bonne conduites.

A ce sujet, les nouveaux cyclistes “électrique” rappellent à tous ceux qui font du VTT normal, qu’il y a quelques années les randonneurs pédestres, ont eu la même réaction de rejet à leur encontre. Il semblait à l’époque, que randonneurs à pieds et VTTétistes, ne pouvaient pas cohabiter dans le même espace pourtant bien grand des Alpes.

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