Nutri-Score, est en place depuis maintenant 2 ans et pourtant, cet étiquetage nutritionnel reste encore très confidentiel. En effet, dans le secteur de l’alimentation, le Nutri-Score n’est présent que sur 5 % des produits. Un paradoxe, alors que l’attention se porte de plus en plus sur une consommation raisonnée des produits alimentaires. UFC-Que choisir, tire la sonnette d’alarme et rappelle la nécessité de rester vigilant dans une pléiade de propositions pas toujours très claires et nettes en la matière.

Le chiffre de 5 %, concernant le pourcentage de produits étiquetés suivant la méthodologie Nutri-Score parle de lui-même. En la matière, Que-Choisir pointe une nouvelle fois en priorité, la grande distribution. L’association n’hésite d’ailleurs pas à le faire savoir dans un communiqué.

Pourtant, cela fait 2 ans que l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score est en vigueur en France, mais de façon facultative en raison de la réglementation européenne actuelle. Depuis l’automne 2017, ce système d’étiquetage est basé sur cinq lettres (A, B, C, D et E) et un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l’aliment.

Aujourd’hui, il est donc temps de passer au stade des constatations sur sa mise en place plus que limitée. En parallèle, l’association relève la difficulté grandissante de lire et d’interpréter le classique tableau d’analyse nutritionnelle, actuellement obligatoire. Il devient de plus en plus compliqué et donc rébarbatif. Une raison de plus en faveur de la généralisation de Nutri-Score.

Ensuite, l’urgence se fait “qu’à rebours des recommandations officielles, trop d’industriels continuent à saturer leurs produits de sucres et de matières grasses” comme l’indique Que-Choisir. Il est clair, qu’avec une vision rapide et simple de certains critères, les parents éviteraient ainsi de nombreux produits. Par exemple, l’enquête évoque “la majorité des produits du petit-déjeuner écopent d’un D, soit le même score qu’un croissant au beurre”. Nutri-Score, permet “de faire comprendre en un clin d’œil leur mauvaise qualité nutritionnelle”. Selon l’UFC.

Rappelons, que l’obésité ou le surpoids est un fléau qui touche actuellement pratiquement un enfant sur cinq. Les habitudes alimentaires et la consommation de certains produits en sont une des causes.

C’est pour cela, que l’Association a mis en place une pétition d’initiative citoyenne européenne, en collaboration avec plusieurs associations de consommateurs européens, pour demander à la Commission européenne de rendre obligatoire le Nutri-Score. Cette pétition contient environ 80 000 signatures.

Crédit photo : Diane Nadeau