Dans la série, les bonnes nouvelles, on devrait dans les premiers mois de 2017 assister une nouvelle fois, à une augmentation du tarif des péages, qui sera de 0,76 % en moyenne à partir de février 2017. Les raisons de cette augmentation semblent comme souvent plutôt disons “surprenantes”.

Très officiellement, il s’agit pour les concessionnaires de faire face à, et de prendre en compte la hausse de l’inflation, la hausse de la redevance domaniale, payée par les concessionnaires à l’État, à laquelle s’ajoute le montant des travaux réalisés à la demande de l’État, mais non-inscrits dans le contrat des concessionnaires. Ces hausses seront différentes suivant les endroits et les réseaux.
Comme souvent, la hausse la plus élevée sera de, +1,197 % est celle des autoroutes du sud de la France gérées par Vinci. Elle reste aussi la plus fréquentée, suivie par les hausses de tarif du réseau APRR, géré par Eiffage et Macquarie, + 0,896 % sur l’axe Rhin-Rhône et + 0,926 % sur l’axe Rhône-Alpes.
Le plus “étonnant” donc dans cette augmentation, est qu’elle est censée pour une partie, compenser la hausse de l’inflation, hors celle-ci apparaît quasi-nulle. Etonnant aussi, car il est de plus en plus loin le temps ou la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal partait en guerre contre les trop juteux profits des sociétés autoroutières, en décrétant un “gel des tarifs”.
Le pire reste à venir, car cette hausse de 0,76 % est relativement modéré (grâce ou à cause des élections) par rapport à la hausse de tarif qui pourrait intervenir à partir de 2018. À cette date, va venir s’ajouter le financement du plan de relance autoroutier d’un milliard d’euros. Au programme, la construction d’échangeurs, d’aires de covoiturage, d’éco ponts, de murs antibruit. Une hausse supplémentaire des tarifs autoroutiers de 0,3 % et 0,4 % sera donc appliquée dès 2018.
Le gouvernement a préféré faire financer ce plan par les collectivités, et par les usagers, via les péages, plutôt que d’allonger la durée des contrats de concessions des sociétés d’autoroutes.

Crédit photo : Jori Avlis