La vaccination en France, voici un bon gros sujet à débat avec de multiples polémiques. Il y a les intérêts financiers des grands laboratoires, et le souci légitime de défendre la santé publique du côté des gouvernements. Cependant, il y a aussi l’inquiétude légitime des citoyens, parfois bien manipulée par une cohorte de charlatans avides de sensationnel, et prêt à tout pour rallier du monde à des causes les plus folles.
Le sujet est constamment remis sur le papier, et la dernière décision de la nouvelle ministre de la Santé, va alimenter un peu plus les conversations. 11 vaccins seront bientôt obligatoires, contre trois aujourd’hui. Agnès Buzyn en a fait l’annonce à l’occasion d’une rencontre avec les représentants des associations de patients. En cela, elle ne fait que suivre les recommandations de la concertation citoyenne, qui a remis ses conclusions à son prédécesseur, Marisol Touraine. Il faut rappeler, que la vaccination n’est pas seulement un choix personnel n’ayant de bénéfice que pour la personne vaccinée, mais qu’elle vise la protection de la population, en particulier enfants, personnes âgées ou fragiles.
Elle se heurte  cependant a la difficulté de marier obligation et recommandation. La situation doit donc être simplifiée.
Pour fixer le nombre de vaccins incontournables et obligatoires, Agnès Buzyn a pris en compte les facteurs de risque sur le territoire. Seule les souches utiles, nécessaires, mais sans risque pour les enfants sont gardées.
Consciente des hésitations du grand public, la ministre de la Santé veut assortir cet élargissement, avec plus de pédagogie. L’objectif est de rappeler aux Français, l’importance de ce geste préventif et déjà, dans une pétition lancée dans « Le Parisien », 200 grands médecins prennent position en faveur de la vaccination obligatoire. Ils soutiennent le projet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, d’élargir la couverture vaccinale à onze pathologies.
Il faut d’un côté, couper court aux spéculations sur son efficacité ou sa toxicité, et de combattre des infos “anxiogènes” venant de lobbys anti-scientifiques et anti-vaccinations qui jouent sur la peur sans apporter la moindre preuve de leurs allégations. Cependant, d’un autre côté, en matière de lobbying, il faut rester lucide et ferme face à celui des laboratoires pharmaceutiques, qui ne se limite d’ailleurs pas qu’aux vaccins.

Crédit photo :