La question n’est pas simplement opportune par rapport à la période, ou à une quelconque référence historique. C’est une histoire de probabilité, car actuellement, la France enregistre en moyenne 5 % de plus de naissances que les autres jours de l’année. La raison pour l’institut national d’études démographiques (INED) est simple, c’est parce que les conceptions augmentent au moment du nouvel an.

Les fêtes de fin d’année, il faut se réchauffer, l’ambiance est au rapprochement, l’alcool coule à flots, c’est l’heure de certaines grandes résolutions. Puis 9 mois plus tard, c’est une résolution d’environ 3 kg 5, qui arrive dans votre vie le 23 septembre. Du coup, traditionnellement, le 23 septembre est le jour où le plus d’enfants naissent en France.

Ce n’est pas une constatation nouvelle, car sur son site, l’INED avait publié une note consacrée à la saisonnalité des naissances d’enfants en janvier 2011. Par contre, concernant les raisons, il faut se contenter de suppositions. Arnaud Régnier-Loilier, chercheur et auteur de cette étude, avance quelques hypothèses. La première possibilité, serait que des “couples qui ne se protègent pas, car ils souhaitent avoir des enfants sont peut-être plus nombreux à avoir des rapports sexuels ce soir-là”. Plus globalement, et c’est la deuxième hypothèse, il est tout simplement pensable que l’ambiance générale de fêtes pousse à avoir moins de vigilance contraceptive. A cela vous rajoutez, que la durée moyenne de gestation est de 265 jours et vous obtenez le fameux 23 septembre.

Pour mieux affirmer son raisonnement, Arnaud Régnier-Loilier explique qu’il n’y a pas que les naissances qui augmentent après les fêtes de fin d’année. En effet, les interruptions volontaires de grossesse augmentent de 13 à 14 % dans les semaines qui suivent le réveillon de la Saint-Sylvestre.

Du coup, certains se sentent moins exceptionnels. Il faut bien convenir, que dans notre société de plus en plus individualisée, il faut tout de même concevoir que ses parents ont eu une idée somme toute pas vraiment originale, mais tellement agréable.

Historiquement, ce n’est pas vraiment un phénomène nouveau, même en n’ayant pas vraiment de statistiques fiables, c’est plus difficile à déterminer. Cependant, il a été observé qu’autrefois on comptait par exemple moins de bébés neuf mois après la période du carême, observé par les catholiques en mars, et qui proscrit les rapports sexuels. Dans le futur, il faudra certainement selon le chercheur, intégrer le paramètre canicule qui paradoxalement, va refroidir les ardeurs sexuelles.

Crédit photo : nicolas biraud