On le sait bien, souvent le temps selon les lois et les décisions, le temps de la compréhension, de l’acceptation générale, sont bien différents. Il faut bien des années pour que la société, fasse sienne des changements. La PMA, n’échappe pas à cela, cependant, son éventualité fait son chemin dans les consciences.

Selon un dernier sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo, presque deux tiers des Français sont favorables à l’élargissement de la PMA à toutes les femmes. Il faut se souvenir, que l’on désigne ainsi les pratiques cliniques et biologiques où la médecine intervient dans la procréation.

Tout d’abord, l’assistance médicale à la procréation (AMP) de son coté fait partie des possibilités encadrées en France par la loi de bioéthique. Il s’agit délimiter l’usage des techniques de PMA aux cas des couples infertiles ou ne pouvant sans danger avoir un enfant. Parmi les méthodes de la PMA, on retrouve la fécondation in vitro.

Ensuite, on retrouve la gestation pour autrui, qui désigne l’ensemble des méthodes de PMA dans lesquelles l’embryon est implanté dans l’utérus d’une femme tierce, appelée “mère porteuse”.

C’est tout cela, plus le soutien à la GPA pour les couples hétéros et homosexuels, qui semble mieux perçu par la population française selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo.

En détails, 63 % des personnes interrogées se disent favorables à l’extension de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes homosexuelles. 68 % des sondés se disent favorables à l’autorisation de la GPA (recours à une mère porteuse) pour les couples hétérosexuels et à 53 % pour les couples homosexuels.

En 2014, franceinfo avait commandé un sondage similaire à l’IFOP, il avait 8 points et 12 points de moins d’opinions favorables aux mêmes questions.

Dans un pays, comme la France, l’AMP (ou PMA) représente en 2018, une naissance sur trente (soit 3,4 %) de la natalité.

Crédit photo : nicolas biraud