Jean-Marie Le PenPersonne ne devrait plus s’étonner du franc-parler de Jean-Marie le Pen qui ne rate jamais sa cible. Cette fois-ci, il a décrit Claude Bartolone de « faux-cul » et de « vrai vulve ». Et pourquoi ?
Claude Bartolone et quelques députés PS auraient boycotté la cérémonie de remise de prix « d’élu local de l’année » à Steeve Briois, maire frontiste d’Hénin-Beaumont. Jean-Marie Le Pen n’a pas mâché ses mots à l’encontre du président de l’Assemblée nationale : « L’argument qu’il a donné, c’est mirobolant, c’est qu’on ne pouvait pas assister à cette cérémonie parce qu’il (Steeve Briois, NDLR) était membre d’un parti dont le président d’honneur avait naguère traité tout cela de détail. Alors ‘tout cela’ je ne sais pas ce que c’est, ce qui prouve que monsieur Bartolone est un menteur. Mais je crois pouvoir dire que c’est un faux-cul et pour respecter quand même la parité, c’est une vraie vulve. » Une déclaration qui a fait éclater rire l’intervieweuse.
Pour s’excuser de son absence lors de la cérémonie, Claude Bartolone a rappelé le « dérapage historique » du fondateur du FN concernant les chambres à gaz, « point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale ». Une politique de chaise qui a énervé les cadres frontistes et condamné par le primé du jour de « sectarisme indécent ». Marion Marëchal-Le-Pen quant à elle accuse le journaliste Gilles Leclerc d’avoir « traîner des pieds au moment de remettre sa distinction à l’édile frontiste.
Jean Marie Le Pen ne s’est en aucun cas gêner de retourner l’accusation à l’envoyeur en affirmant : « Monsieur Bartolone, qui d’ailleurs n’a pas dû naître Français – il doit être né Tunisien, je crois, puisque c’était sous le protectorat – est quand même l’homme du parti de François Mitterrand, qui a été décoré de la Francisque, qui était l’ami de Bousquet. Toutes choses que je n’ai pas à me reprocher, ayant été l’un des plus jeunes résistants de France. »