retraitésLe débat concernant la fiscalité plus avantageuse pour les retraités est de nouveau sur le tapis, et ce, à cause du taux de CSG en baisse et les différentes niches fiscales.

Après la Seconde Guerre mondiale, les retraités vivaient modiquement. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, car ils ont le même niveau de vie que les actifs. Sauf que si l’on se concentre sur leur fiscalité, il paraîtrait qu’ils paient moins d’impôts.

« La France possède un taux de prélèvements obligatoires (impôt sur le revenu et cotisations sociales) sur les retraités qui est en moyenne de 10 points inférieur à celui des actifs à un niveau de revenu correspondant au salaire moyen. Ce qui est dans la moyenne des pays de l’OCDE » explique Hervé Boulhol, économiste à l’OCDE. Ainsi, « il est normal que les retraités ne paient pas de cotisations sociales pour le chômage et pour la retraite. En revanche, il n’est pas normal qu’ils s’acquittent de faibles cotisations sociales santé. En effet, cela pénalise l’emploi alors que les retraités sont plus susceptibles d’avoir recours à des soins médicaux, que des actifs » explique-t-il.

Ces particularités s’ajoutent à d’autres avantages souvent considérés comme absurde comme le fait d’offrir aux retraités un abattement pour des frais professionnels alors qu’ils ne sont plus en activité. « Ce qui est contestable ” ajoute Hervé Boulhol. Les retraités sont également affranchis des taxes foncières et de taxe habitation. Un rapport de la Cour des comptes a estimé le manque à gagner de l’État avec ces niches fiscales d’une valeur de 12 milliards d’euros.