child-666133_640_photo_PezibearLe sommeil consolide les souvenirs, mais il paraît qu’il favorise également à son accès. Ainsi, une bonne nuit de sommeil permettrait de se remémorer des mots oubliés deux fois plus vite selon les études qui viennent d’être publiés dans la revue Cortex le 28 juillet dernier.

Pendant qu’on dort, le cerveau rediffuse ce qu’il avait appris durant la journée comme un enfant qui récite une poésie. Cela lui permet de créer de nouveaux ponts entre les cellules nerveuses et les neurones pour conserver les souvenirs.

Mais cela protègera-t-il les souvenirs pour qu’ils ne soient pas “effacés” et oubliés? Où est ce qu’elle permet uniquement d’accéder à ces souvenirs pour qu’on ne les oublie pas? C’est-ce que Nicolas Dumay, chercheur en psychologie expérimentale à l’Université d’Exter a tenté de réponde.

Pour cela, il a procédé à l’analyse de deux études qui ont été effectuées sur des volontaires qui avaient appris de nouveaux mots avant de commencer leur journée ou avant de dormir. Ils devaient effectuer des tests de mémorisation, le premier tout de suite après avoir appris les mots et le second, douze heures plus soit après une nuit de sommeil ou une journée d’activité.

Le chercheur a catégorisé les résultats en deux: les mots “maintenus” durant les deux tests et les mots “gagnés”, qui ne sont retenus qu’après douze heures d’expériences, et non pendant le premier test.

Il a conclu que si le sommeil protège les souvenirs pour qu’il ne soit pas “effacé”, alors les personnes qui ont dormi devraient détenir un meilleur score des mots “maintenus” et si le sommeil favorise l’accès aux souvenirs, alors le groupe qui a dormi devrait avoir un meilleur score de mot “gagnés”.

Les résultats de l’étude ont démontré que les nombres de mots “gagnés” durant le second test chez les dormeurs n’étaient pas plus importants que les mots “maintenus”. Mais surtout, après avoir dormi, les volontaires ont déclaré avoir plus de chances de ce souvenir d’un mot qu’ils ne pouvaient pas se remémorer la veille. Les personnes qui ont dormi ont 16,9% de mots “gagnés” lors du second test contre 7,3% pour le groupe éveillé.

“Ces résultats sont importants, car ils démontrent qu’après avoir dormi nous sommes davantage susceptibles de nous souvenir les faits que nous ne pouvions pas nous remémorer pendant que nous étions éveillés”, a expliqué Nicolas Dumay. Le chercheur estime que le sommeil “améliore l’accessibilité des souvenirs, davantage qu’il ne les protège de la perte”. Ainsi, rien ne vaut une bonne nuit de sommeil pour mieux garder ses souvenirs intacts!

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