soldiers-197797_640_photo_shafmanLa Turquie a bombardé l’État islamique dans le nord de la Syrie depuis près d’une semaine. Mais pourquoi? Les attaques sont considérées comme un important tournant dans la guerre qui a déjà duré quatre ans. Ces attaques survient après un accord qui a été conclu entre la Turquie est les États-Unis dont les contours sont encore flous et que les objectifs déclarés par les deux pays semblent contradictoire.

Le premier point de l’accord a été annoncé le jeudi 23 juillet et semble clair: chaque pays veut chasser l’État islamique d’une partie de la frontière turque où les djihadistes ont encore un accès direct dans une zone d’une centaine de kilomètres de large entre la ville d’Alep et le fleuve Euphrate.

Ankara avait déclaré qu’elle pourrait être une zone de repli pour les combattants syriens alliés ainsi que des civiles, mais également pour une partie de ceux qui réfugient en Turquie. Washington de son côté affirme qu’il souhaite uniquement combattre l’EI sans prendre d’autre engagement.

Ankara fait partie de la coalition internationale contre l’EI, qui a été établi par les États-Unis qui bombardent des positions djihadistes en Syrie et en Irak depuis 2014. Le gouvernement n’a pour le moment accepté d’y participer en indiquant que la coalition se trompait d’ennemi en bombardant l’EI que le régime de Bachar Al-Assad.

Il a aussi exigé que la coalition mette en place “une zone tampon” dans le nord de la Syrie. Cette zone pour servir de base arrière à l’opposition syrienne afin de protéger les civils des bombardements de l’armée.

La Turquie a finalement accepté le fait d’ouvrir ses bases à la coalition et de participer aux frappes mercredi. Selon la presse locale, l’instauration d’une “zone de sécurité” aux contours encore flous, qui pourrait s’élargir jusqu’ à quarantaine de kilomètres de la frontière.

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